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‘OPERA’ Magazine UK – December 2015 ‘LUCIA and ‘FIGARO’

LES AZURIALES OPERA, Saint-Jean-Cap-Ferrat, France, August 2015

Lucia di Lammermoor and Le Nozze di Figaro

‘After a summer in which every production seems to have been set in either the Nazi era or the 1990’s Balkans War, by would-be ‘daring’ directors who succeed only in being clichéd and irrelevant, it was refreshing to find two productions that were entirely at the service of the composer and the original drama. Diva Opera’s Lucia di Lammermoor and Le Nozze di Figaro (director Cameron Menzies) are scaled-down productions, in the round ingeniously designed for small stages in intimate setting which involve the audience closely in the dramas and which have been touring the UK and France from June until October. Diva Opera’s history is intertwined with that of Les Azuriales, the Anglo-French charity whose mission is to assist young singers and other artists in the launching of thier opera careers. Les Azuriales Opera Festival, in the beautiful setting of the Villa Ephrussi de Rothschild at Saint-Jean-Cap-Ferrat on the Côte d’Azur featured these two operas, Lucia, (August 27) and Figaro (August 30) together with their annual intenational singing competition (August 29).

Vezere 2015 Lucia di Lammermoor

In both operas the spare but effective sets, excellent lighting and beautiful period costumes (Figaro by Nicola Jackson and Lucia by Maïte Chémin) helped Menzies’ sensitive direction to concentrate the audience’s attentions on every detail and nuance in a way rarely achieved in much larger houses. The piano accompaniment, by Diva’s indefatigable musical director Bryan Evans, brilliantly evoked a full orchestra. The versatile lyric coloratura soprano Ana James was singing her first Lucia, and with great success. She not only provided clear, controlled and accurate bel canto singing, but also gave an intensely moving portrayal.

James, from New Zealand, was a Jette Parker Young Artist at Covent Garden from 2005-2007 – she is a highly promising Lucia and a name to watch. Ashley Catling combined an impassioned performance as Edgardo with elegant and attractive singing. David Stephenson was effective as the scheming Enrico and Matthew Hargreaves was an impressive Raimondo, thunderous in promising God’s reward for Lucia’s abandonment of her vows to Edgardo.

Hargreaves was also in Figaro (Count Almaviva), as a rather more diginified than lecherous figure, and again, as in Lucia, stylishly sung. At the centre of Menzies’s highly enjoyable and witty production was the dignified Elizabeth Donovan who, the Countess sang gloriously with appropriately aristocratic poise. Donovan, the 2002 Welsh Singer of the year and 2003 contestant in the BBC Cardiff Singer of the World, she was very good in ‘Porgi amor’, and even better in ‘Dove sono’. ‘Che soave zeffiretto’, the great duet between the Countess and Susanna (Lucy Hall) was, as it should be, meltingly beautiful. Matthew Sprange was a rather bland Figaro.

A striking feature of the production was the movement, choreographer (Jenny Weston), especially in the ensembles. There were comic cameos from Louise Mott as Marcellina and John-Colyn Gyeantey as Don Basilio, and the young Welsh mezzo Caryl Hughes made her debut in the role of Cherubino, to which she seems perfectly suited. She was the very embodiment of an awkward and amorous adolescent boy: impish, hyperactive and loveable, with constantly mobile facial expressions – a sheer delight.

Hughes was a finalist in the Les Azuriales International Singing Competition in 2010, and in this year’s competition, the 14th, all ten finalists, chosen from over 100 who auditioned, were of a very high standard. The winner was the Armenian bass-baritone Arshak Kuzikyan; others who especially stood out were the South Korean tenor Ji Hyun Kim and the Welsh tenor Elgan Lyr Thomas, the Australian mezzo Kate Howden, and the British mezzo Bethan Langford. More names to look out for.’

Opera Magazine UK – December 2015
Michael Proudfoot

(NB: the printed article had a few important names incorrectly credited so they have been corrected here for the purposes of due credit)

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Nice reviews from The Festival de la Vézère this year

FESTIVAL DE LA VÉZÈRE, France, August 2015


Photos – Christian Delmas

Lucia di Lammermoor and Le Nozze di Figaro

Esprit de troupe, es-tu là ?En invitant tous les ans la troupe britannique Diva Opéra, le Festival de la Vézère nous fait revivre un phénomène qui a fait florès jusqu’à il y a une cinquantaine d’années en France, celui de la Troupe d’opéra. En fait, il s’agissait pour les théâtres lyriques d’avoir à disposition toute l’année deux à trois représentants (voire plus selon l’importance du théâtre) de chacune des tessitures. Moyennant quoi, ces artistes chantaient alternativement un second ou un premier rôle, selon un système d’alternance qui leur assurait le repos vocal nécessaire. C’est ainsi que le rideau se levait tous les soirs. Les pays anglo-saxons ont encore recours aux troupes d’opéra de nos jours.Pour illustrer ce système, cette année, dans la grange du Château du Saillant, où se produisait la Troupe Diva Opéra, le même interprète chante le Docteur Grenvil un soir et Basilio le lendemain, un autre a en charge le Baron Douphol et Bartolo, une invitée à la soirée de Flora enfile ensuite le costume de Rosine, etc. Et tout cela dans la bonne humeur, un dynamisme et un sérieux qui sont la marque de fabrique de cette poignée de chanteurs itinérants qui vont se produire pas moins de vingt fois en France cet été. Mais le triomphateur de la soirée va être le baryton Eddie Wade. Cet artiste impose un Germont d’une véritable splendeur vocale, autant dans la densité du timbre que dans sa richesse harmonique, son legato et son contrôle du souffle. Quel style ! Seconds rôles évidemment de luxe puisque nous les retrouvons le lendemain soir dans les premiers emplois du Barbier de Séville. Et quel Barbier ! Pour être di qualità, il était di qualità. Dominé de la tête et des épaules par le gigantesque Figaro de David Stephenson, dont le baryton ample et généreux ainsi qu’une indiscutable présence scénique doublée d’une réelle vis comica font ici merveille, ce Barbier nous vaut de croiser des interprètes hauts en couleurs.
Il en est ainsi du Bartolo d’Adrian Powter dont la maîtrise du chant syllabique sait affronter l’infernale aria que lui a réservée Rossini. Si l’on ne sait trop que penser de la voix très « technique », entièrement dans le masque, de la Rosina de Laura Kelly, saluons comme il convient le Basilio repoussant à souhait (ses quintes de toux sont à hurler de rire) de Freddie Tong, une basse à la voix particulièrement longue et à la projection impérieuse. Le Comte Almaviva est aussi une jolie découverte, celle de John-Colyn Gyeantey, un ténor très habile dont la voix homogène et la souplesse d’émission rendent justice à cet emploi particulièrement délicat. Et il ne faudrait pas oublier la Berta d’Elizabeth Karani qui fit de son aria di sorbetto un moment d’une belle… fraîcheur.Ces deux spectacles, dont l’ingéniosité scénique et l’intelligence dramaturgique en disent long sur la créativité des metteurs en scène, sont accompagnés par le directeur musical de cet ensemble : Bryan Evans. Pierre angulaire de cette troupe, il dirige depuis son piano et avec une virtuosité jamais prise en défaut, l’ensemble de la troupe. Et l’on imagine à peine le travail en amont qui est ainsi réalisé à entendre par exemple le terrifiant final du 1er acte du Barbier, une sorte de dentelle rythmique ici chantée avec une précision hallucinante.
Bien sûr nous ne sommes pas dans les hollywoodiennes distributions et productions salzbourgeoises. Pourquoi alors ce bonheur ressenti, cette impression de véritable communion avec un art qui nous est cher entre tous, cette sensation de plonger au cœur vrai d’une œuvre et d’en côtoyer au plus près l’intimité des personnages ? Tentez une fois l’expérience Diva Opéra et vous aurez la réponse.

CLASSIC TOULOUSE (Opera Magazine) – August 2015
Robert Pénavayre